Ici , tous les 15 du mois: la chronique "toodè" ...
une autre manière de dire Aujourd'hui et de lire
ou relire les événements avec les verres teintés de François de Sales ...

Toodè N° 214

« Aujourd'hui »

 

année 2018
septembre

 
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le 15/09/2018

Aujourd'ui ! Tiens ce joli mot français de ‘today’ est aussi le joli nom de Toodè : l’Aujourd’hui Salésien ! (Publication inaugurée le 15 septembre 2000 " Toodè " n° 1 )
 Et chaque aujourd’hui est le premier jour du reste de ma vie ; le moment de se dire que j’ai encore du temps devant moi. Combien ? Je ne sais pas vraiment, il est donc temps de saisir la chance de l’aujourd’hui !

« Aujourd’hui » c’est la rentrée ! Ses promesses, seront-elles tenue ?

Ne faites pas comme les « faux prudents » qui s’abstiennent de promesses de peur de ne pas les tenir, se drapant derrière le ‘carpe diem’ qui fait se contenter de vivre le temps présent comme il vient ou selon son compteur ‘Geiger’ qui affiche « j’ai envie’ ‘je n’ai pas envie’ selon les rayonnements ambiants du moment : alpha, bêta, gamma ou X !

Si le temps météo nous offre des chauds et de froids, des respirations et variations, « l’aujourd’hui » de l’écrasante machine médiatique nous soumet tous les instants sans répits sa constante pression !

Objectif ou obsession : être le premier à révéler le caché, à accrocher tel un trophée, l’événement ou plus exactement le petit bout d’événement, chassé et arraché au milieu d’un vaste paysage ! Bref, en effet spirale infernale, s’ouvre chaque jour une polémique clivante autant futile qu’infertile.
Aujourd’hui, ou ces jours, le Pape François à son tour en fait les frais ! Il recommande la psychiatrie pour l’homosexualité décelée à l’enfance : « Il y a beaucoup de chose à faire par le biais de la psychiatrie... » Les 2 seuls mots, psychiatrie - homosexualité mis bout à bout, sur 262 prononcés, n’auront pas échappé aux chasseurs de scoop low-cost !

D’abord, le procédé qui consiste à sortir deux mots de leur contexte, relève de la méthode pornographique qui découpe les corps et en évacue toute une partie ainsi que la subjectivité.

Secondement cet épisode fait appel à l’affect... car si le « le Papa dit ! » ...

Bien sûr, surtout, tout cela est bâti sur un jeu qui a formaté nos esprits depuis la cour de récré ! « Jacques a dit ! » Chacun se souvient, un joueur endossait le rôle de “Jacques” le donneur d’ordre ! Chaque joueur devait exécuter l’ordre seulement s’il était précédé de l’expression clé “Jacques a dit…” ? Le jeu continue aujourd’hui et les media endossent le rôle de Jacques mais souvent par un joueur interposé, pris pour cible : le Pape, Emmanuel, Donald, Vladimir et bien d’autres encore... « a dit ! »  

Se polariser sur la règle du jeu de « Jacques a dit ! » nous évite de nous concentrer et questionner sur la valeur de l’ordre, qui est exécuté systématiquement ! Est-ce que le Pape, Emmanuel, Donald, Vladimir ont vraiment dit ? Ont-ils dit que cela ? Il ne devrait pas en être ainsi dans la vie d’Aujourd’hui !

Enfin tout cela est bâti sur le mensonge, « Le pape a dit ! »  Mensonge ou vérité partielle, (voire partiale) en somme une demi-vérité qui est, c’est bien connu un mensonge complet.

Pour en revenir au fait, vous le connaissez par cœur : nous sommes dans l’avion de retour de l’Irlande : conférence de presse. « Le pape a dit ! "Il y a beaucoup de choses à faire par le biais de la psychiatrie". C’est la phrase du pape qui a fait polémique alors qu’il répondait à la question : "Que dites-vous à un père dont le fils annonce qu'il est homosexuel ?". Mais qu’a-t-il dit réellement ? Voici l’intégralité de sa réponse.

« Il y a toujours eu des homosexuels, et des personnes avec des tendances homosexuelles. Les sociologues disent, et je ne sais pas si c’est vrai, que dans les époques de changement d’époque, certains phénomènes sociaux et éthiques grandissent, parmi lesquels celui-là. Mais ta demande est claire : « qu’est-ce que je dirai à un papa qui verrait que son fils ou sa fille a cette tendance » ?

Je lui dirai premièrement de prier, ne pas condamner, dialoguer, comprendre, donner sa place au fils ou à la fille, donner une place pour qu’il s’exprime. Et puis à quel âge se manifeste cette inquiétude pour son fils ? C’est important. C’est une chose quand cela se manifeste durant l’enfance. Il y a beaucoup de chose à faire par le biais de la psychiatrie pour voir comment sont les choses. C’est autre chose quand cela se manifeste après 20 ans. Je ne dirai jamais que le silence est un remède. Ignorer son fils ou sa fille qui a des tendances homosexuelles est un défaut de paternité ou de maternité. Tu es mon fils, tu es ma fille. Tel que tu es. Je suis ton père ou ta mère : parlons. Et si vous, pères et mères, vous ne vous en sortez pas, demandez de l’aide, mais toujours dans le dialogue. Parce que ce fils ou cette fille a le droit à une famille. Il ne faut pas le chasser de la famille. C’est un défi sérieux qui relève de la maternité et de la paternité. Et je te remercie de ta question ».

Pour ma part je suis touché par bien d’autres mots, sachant qui ceux-là n’effacent  pas les deux mots incriminés :  prier, ne pas condamner, dialoguer, comprendre, donner une place pour l’expression, Tu es mon fils, tu es ma fille. Tel que tu es. Je suis ton père ou ta mère : parlons. Et si vous, pères et mères, vous ne vous en sortez pas, demandez de l’aide, mais toujours dans le dialogue !

Et puis si le psy peut aider à la parole pourquoi s’en éloigner ?

Aujourd’hui, j’ai devant moi l’avenir.

Il ne cesse jamais, mais il commence aujourd’hui !

Il commence pour moi comme il commence pour chacune et chacun !

Aujourd’hui, c’est le premier jour ou le dernier du reste de ma vie !

Qu’importe, aujourd’hui est un nouveau jour.

Merci, Seigneur, pour ce nouveau jour, pour Aujourd’hui !