Ici , tous les 15 du mois: la chronique "toodè" ...
une autre manière de dire Aujourd'hui et de lire
ou relire les événements avec les verres teintés de François de Sales ...

Toodè N° 218

« pour échapper à la couleur dominante »

Philippe Chanrion

 

année 2019
janvier

 
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le 17/01/2019

     

Pour un « toode » dont le thème se doit d’être autour de l’actualité d’aujourd’hui, il lui est difficile de ne pas échapper à la couleur dominante du moment. Malheureusement ce n’est pas le blanc de la neige sur un fond de ciel bleu où des hommes en rouge partagent leur plaisir de la glisse avec des enfants affublés d’un dossard vert.

Mais cette couleur dominante est bien celle qui fût choisie par les organisations opposées aux syndicats ouvriers pour broyer toute (g)rêve ou tentative de vivre mieux ensemble.[https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndicalisme_jaune] Cette couleur si proche, à quelques nanomètres près, de la longueur d’onde de la couleur brune.

Le matin, le midi, le soir, à la radio, à la télé, au travail, sur la route, ce matraquage permanent a de quoi nous en donner une indigestion au risque de se parer de cette couleur.

Cette couverture médiatique est totalement disproportionnée quand au nombre de personnes mobilisées non représentatives.

Connaissez-vous Ed Sheeran ? Si non, savez vous que pendant 3 soirs consécutifs le GROUPAMA Stadium de Décines est complet pour l’accueillir : 18 0000 personnes pour assister aux 3 concerts. Alors comment expliquer que vous pouvez passer à côté de cet événement européen mais que vous savez que 10 illuminés fluorescents ont bloqué un péage à une sortie d’autoroute quelque part en France.

Et encore cette sur-couverture médiatique ne convient pas à certains qui empêchent les journalistes de pouvoir travailler, voir même de les molester ou les intimider. En effet les médias « officiels » n’apporteraient pas la vérité telle que certains voudrait la réécrire. C’est le retour de la PRAVDA du régime stalinien ou du ministère de la vérité façon « 1984 » dans le seul but de pouvoir imposer leurs idées, leur façon d’être, leur façon de pensée.

Ils préfèrent les « réseaux sociaux », où n’importe qui peut dire n’importe quoi sur n’importe quelle personne en toute impunité, et créer un préjudice souvent irréparable, poussant même jusqu’au suicide. Et ce sont les mêmes qui voudraient nous imposer un « RIC » permettant de légaliser le lynchage d’une personne, d’une cause ou d’une communauté à partir de fake news manipulées.

Cette police de la pensée autoproclamée est devenue insupportable : « tu signes la pétition ou tu passes pas ».

Ils voudraient que rien ne change ; gaspiller comme avant,  que nous continuions à vivre à crédit sur le dos de la planète. Avec l’augmentation ouvoir commencer à infléchir notre façon de nous déplacer, de nous chauffer, de partager les espaces et les transports. Certains ont, en une génération, réussi (sic) à trouer la couche d’ozone, créer un continent flottant de déchets, rendre l’eau non potable, polluer l’air. Au-delà ces grandes considérations l’effet est palpable dansdes taxes carbone, nous avions une chance de p notre environnement très proche. Cette génération pouvaient pécher le brochet dans les bras du Rhône. C’est maintenant interdit compte tenu du taux de PCB dans l’eau.

http://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/docs/PCB/carte-arretes/20180731-FIG-Carte_des_interdictions_RM-v01.pdf

Après l’effort, ils pouvaient boire l’eau de la source pour se rafraichir. Cette eau est maintenant classée non potable à cause la concentration en nitrate. Cette génération qui a vécu à crédit s’oppose maintenant à contribuer au remboursement de la dette abyssale qu’ils ont contracté vis-à-vis de la planète. Toute banque ou organisation de crédit précise dans ses conditions générales : « attention un crédit vous engage et doit être remboursé ; vérifier vos capacités de remboursement avant de vous engager ».

En ce mois de la Saint François de Sales, souvenons nous qu’il a su nous montrer comment on peut vivre simplement et ainsi protéger notre maison commune, et en tant que  patron des journalistes comment l’information devait être au service des hommes pour les enrichir et non pas les avilir.

C’est d’ailleurs un autre François, dans son homélie du 24 décembre 2018 qui nous rappelle qu’il peut y avoir une autre voie que celle soumise au dictat du « pouvoir d’achat ».

« L’homme est devenu avide et vorace. Avoir, amasser des choses semble pour beaucoup de personnes le sens de la vie. Une insatiable voracité traverse l’histoire humaine.

Demandons-nous : ai-je vraiment besoin de beaucoup de choses, de recettes compliquées pour vivre ? Est-ce j’arrive à me passer de tant de garnitures superflues, pour mener une vie plus simple ?

On doit dépasser le sommet de l’égoïsme, il ne faut pas glisser dans les ravins de la mondanité et du consumérisme »